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La méditation simplifiée

Prévention par Dr Robert Béliveau, 2 Décembre 2013 - 14:30

Comment arriver simplement à méditer quand on ne l’a jamais fait ? On se ferme les yeux et on garde notre attention sur notre respiration, toute notre attention uniquement sur ce souffle pendant 3 cycles complets :

  1. J’inspire 1, j’expire 1; 
  2. J’inspire 2, j’expire 2; 
  3. J’inspire 3, j’expire 3.

Quand ?
Lorsqu’on est sur un feu rouge, plutôt que de se crisper les mains sur le volant, on ferme les yeux, on profite de ce temps d’arrêt! Lorsqu’on est dans une file d’attente, on peut garder les yeux ouverts, mais on ramène notre attention sur notre souffle.

  1. J’inspire, je me calme, j’expire, je souris. 
  2. Calme à l’inspiration, sourire à l’expiration!

On s’arrête 3 à 5 minutes plusieurs fois par jour : On ferme les yeux après avoir adopté une posture de stabilité, assis sur une chaise, le dos droit, les pieds bien ancrés au sol, les mains déposées sur les genoux.

On porte d’abord pour une minute notre attention sur le corps (les sensations, l’énergie présente en nous), le coeur (les émotions), le mental (les pensées) dans une attitude d’acceptation et de curiosité.

Par la suite, on dirige notre attention sur le souffle et on peut pour 1 à 3 minutes faire l’effort de garder d’instant en instant TOUTE notre attention sur ce souffle-ci, cette inspiration, cette expiration.

On peut compter 3 cycles respiratoires, de façon répétitive. C’est là un entraînement à la concentration. Simple et pas si facile. Quand l’esprit s’évade, on le reconnaît et on ramène notre attention sur ce souffle-ci. On répète.

On compte, on ramène et mine de rien, on apprend à focaliser, à ramener notre attention à ce moment, ce souffle. On évite la dispersion, on économise notre énergie, on apprend la patience et aussi la non-impulsivité. On s’entraîne avec douceur. On calme. On active notre système nerveux parasympathique, notre tension artérielle s’abaisse, notre rythme cardiaque ralentit, notre souffle s’approfondit. Le corps apprend à se relâcher. L’esprit apprend à se centrer. Calme, on perçoit plus clairement, on est plus créatif! C’est la base et c’est ce qui manque : on s’arrête. D’abord et avant tout. Sinon, c’est la maladie, l’infarctus, le burnout, la dépression qui va nous arrêter!

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